Les Imaginales, c’est une manifestation qui a fêté cette année ses neuf ans d’existence. Situé à Epinal, une charmante ville des Vosges, ce festival offre à la fois convivialité, conférences de qualité et, bien sûr, un grand choix de livres, de quoi vider allégrement son portefeuille.
Je m’y suis rendue cette année pour la première fois : à force d’en entendre dire du bien, j’ai voulu me rendre compte par moi-même. Et puis, je n’avais jamais été dans les Vosges.
Le premier bon point des Imaginales, c’est de se dérouler dans un cadre aussi agréable. Près de la Moselle, dans un parc très calme, on s’y trouve aussi bien pour visiter le festival que pour déguster une bière sur un banc ombragé.
On y trouve deux Magic Mirror, quelques petits stands comme vous pouvez voir ci-dessus, et la Bulle du livre, où se trouve le salon du livre. Il y avait aussi une salle de conférence plus spacieuse, à côté de la Bulle.
Le programme des conférences était chargées, le bar toujours ouvert, je n’ai donc guère trouvé à m’ennuyer, sans compter les agréables rencontres que j’ai faites de ci et de là.
Le jeudi soir, il y avait une soirée dont l’intitulé a retenu mon attention, et j’y suis allée en mettant de côté le fait que je n’avais dormi que trois heures la nuit passée, et traversé la France en train pour venir. Sur le programme, c’était écrit : « Histoires à lire quand les enfants sont couchés », et ça se déroulait…dans un bar à vins. Me connaissant, vous vous douterez que je n’ai pas pu résister. Voilà le lieu :
En fait, il s’agissait d’une lecture de textes érotiques. A l’honneur, des extraits de roman de Sire Cédric, Jean-Claude Dunyach, Jacqueline Carrey et Francis Berthelot. Il y avait foule mais une bonne ambiance, et on a entendu des choses de qualité.
Je suis désolée car tout le monde n’est pas forcément très beau sur cette photo, mais que voulez-vous ! La femme blonde, c’est Stéphanie Nicot, la directrice artistique du festival, qui commente le texte de Sire Cédric, à gauche, qui a pris bien évidemment du vin rouge, hé hé. Moi, j’ai pris du vin blanc, sec, ma foi fort agréable. L’un m’a été payé par Annaïg, que vous pouvez voir juste en dessous de Stéphanie Nicot, elle est en train de traduire ce qui se dit à Jacqueline Carrey, à côté d’elle, qui est américaine. Derrière Stéphanie vous pouvez apercevoir Sébastien Cevey, du groupe des Suisse !
Après ces rasades érotiques, j’ai passé du temps accoudée au bar, cette fois avec un verre offert avec amabilité par Thomas Bauduret, des éditions Malpertuis, que je salue au passage !
Cette initiative est vraiment sympathique, ça permet de découvrir des textes, lus par Sylvain Demierre auquel il manquait tout de même une sono (quand le bar est rempli, pas évident de se faire entendre…), et de savourer les mots en même temps que du bon vin. Si vous allez aux Imaginales, je vous recommande d’assister à cette soirée, et d’y aller tôt !
Autre soirée notable : un dîner avec une quinzaine de Suisses de fort bonne humeur à l’occasion de la sortie de leur anthologie de science-fiction Domaine Suisse, aux éditions Rivière Blanche (voir le compte-rendu de conférence !). Si je le signale c’est aussi pour remercier Lucas Moreno, qui s’est montré aussi chevaleresque qu’à son habitude (voir l’article « Comment et pourquoi rentrer dans un cocktail littéraire mondain », aux dernières Utopiales) en m’invitant à me joindre à sa joyeuse tablée et en me gratifiant d’un ticket restaurant, si bien que mon repas, qui comprenait tout de même deux bouteilles de Saint-Emilion, m’a coûté… deux euros !
Quoiqu’il en soit, c’est un bon bilan pour ce festival, ensoleillé aussi bien dans son climat que dans son ambiance. Ce qu’on m’a dit est vrai : les professionnels se mélangent beaucoup plus aux amateurs et aux visiteurs, on ne sent pas de barrières. A noter à ce sujet qu’on peut rencontrer son auteur favori autour d’un déjeuner ou d’un petit déjeuner, il suffit de s’inscrire avant le festival.
Autre chose à noter : tous les ans est organisé un « speed dating » où vous pouvez venir avec votre manuscrit et rencontrer un éditeur que vous avez dix minutes pour convaincre. Là aussi, il faut s’inscrire avant le festival, mais je pense que ça peut valoir le coup !
De taille modeste, sans prétention, accueillant pour tous, bien organisé, avec un bar aux tarifs plus que raisonnables (et c’est valable aussi pour la nourriture), agréablement situé, c’est un festival qui vaut le coup de traverser la France pour s’y rendre. J’y ai appris beaucoup de choses et passé de très bons moments. Je ne peux donc que vous le recommander !





