L’édition aujourd’hui.
Actu SF, Malpertuis, Griffe d’encre, Rivière Blanche, Argemmios.
Voici un compte-rendu d’une conférence intéressante pour les jeunes auteurs, mais aussi pour les amateurs des littérature de l’imaginaire désireux de savoir ce qui se passe dans le monde de l’édition. Il est intéressant de connaître ces petites initiatives, remarquables pour la plupart, qui permettent à la littérature de se diversifier et aux lecteurs d’avoir accès à autre chose qu’à des best-sellers (et même si, il faut le répéter, ces derniers peuvent être très bon, il n’empêche qu’ils ne représentent qu’une petite partie de ce ce qui se fait aujourd’hui.)
A travers quatre maisons d’éditions, toutes relativement jeunes, vous découvrirez l’état du marché aujourd’hui, des initiatives passionnantes, et l’histoire de ces projets qu’il faut soutenir avec rien de moins que beaucoup de passion pour les garder à flot.
Commençons par Actu SF, les éditions menées par Jérôme Vincent. Au début, il s’agissait du site Internet que certains d’entre vous connaissent certainement. Tout est parti de concours de nouvelles organisés par le site, qui ont donné lieu à des anthologies. Cela noue des relations avec les auteurs, avec lesquels naissent ensuite des projets… De fil en aiguille, cette effervescence commence à dépasser l’équipe d’Actu SF. Il est donc temps de le structurer en maison d’éditions, selon la même démarche que les éditions Griffe d’encre.
Nathalie Dau, quant à elle, est d’abord auteure et anthologiste. Comment donc sont nées les éditions Argemmios ? Eh bien, tout est parti des anthologies parues chez Nestiveqnen, chez qui elle avait édité des anthologies autour des mythes celtiques. Nathalie avait envie de continuer sur cette voie, d’où la création des éditions Argemmios.
Philippe Ward, lui, a fondé les éditions Rivière Blanche afin de rééditer les vieux textes de SF publiés chez Fleuve Noir , mais aussi des manuscrits jamais publiés, et de nouveaux auteurs. Bien qu’il faille être fou pour être éditeur de nos jours, selon ses dires.
Christophe Thill est le co-fondateur des éditions Malpertuis, spécialisées dans la littérature fantastique. Chez eux, deux collections phares mènent la barque : la collection Absinthes, éthers, opiums, et la collection Brouillards. La première nous fait découvrir le fantastique tel qu’il est né au dix-neuvième siècle, avec ses étrangetés baroques, son parfum d’ancien, ses lampes à pétrole et son répertoire d’esprits, de fantômes et de magnétiseurs. D’anciens textes inédits ont été traduits, et des pastiches de ce genre si particulier apparaissent également dans cette collection unique. La deuxième, Brouillards, propose des textes plus modernes, qui se rapprochent de la fantasy urbaine. Il s’agit de parler des légendes de notre temps, en gardant cette ambiguïté et ce bizarre tellement propres à la littérature fantastique.
Les petites maisons d’éditions ont des petits moyens, et donc des petites équipes. Comment fonctionnent-elles ?
Magali Duez, des éditions Griffe d’encre, nous confie qu’ils ne sont que trois. Pour avancer et pour survivre, ils emploient pas mal de stagiaires. Philippe Ward compare son entreprise à un artisanat. Tout se fait au cas par cas. C’est un métier qu’il fait le soir, une petite entreprise. En ce qui concerne Nathalie Dau, elle a été aidée par des bénévoles et des passionnés. Ainsi soutenue, elle a pu mettre en place un comité de lecture, faute de quoi, elle aurait été incapable de prendre en charge la lecture de tous les manuscrits. C’est le problème de Jérôme Vincent qui pour sa part ne peut pas compter sur un comité de lecture… Avis aux intéressés, c’est pour cela qu’il est très en retard sur ses emails !
Les éditions Malpertuis, de leur côté, sont une structure associative, ce qui apporte comme vous pouvez l’imaginer son lot d’avantages et d’inconvénients. Comme une association est à but non lucratif, certaines contraintes de gestion n’existent pas. La contrepartie, c’est que les deux fondateurs des éditions, Christophe Thill et Thomas Bauduret, ont dû apprendre à tout gérer : le graphisme, les maquettes, la comptabilité, la relecture, l’impression, la communication… Heureusement, d’après Christophe, il y a un vrai réseau d’entraide entre petits éditeurs. Le problème, c’est que dans une structure aussi petite, chaque poste est polyvalent, et il faut savoir tout faire.
Donc, avec des structures si petites, on imagine que l’on doit rencontrer certains problèmes de diffusion et de distribution. Qu’en est-il ?
Le bilan, pour les éditions Argemmios, c’est que s’ils réalisent des ventes directes, ça fonctionne à peu près, mais en passant par le distributeur, ils vendent à perte. Notons que le diffuseur, c’est celui qui prend contact avec les librairies en présentant les ouvrages et en négociant les quantités qu’il va leur vendre ; tandis que le distributeur assume les aspects logistiques de la distributions, et s’assure que le libraire paie sa facture. Il faut cependant préciser qu’il s’agit souvent de la même personne. Pour continuer dans les chiffres, Actu SF touche 35 à 40 %, mais à ce niveau, ils n’ont encore payé ni l’équipe éditoriale, ni les auteurs. La marge brute s’élève aux alentours de 10%.
Les éditions Rivière Blanche bénéficient d’un régime particulier. Sans diffuseur ni distributeur, ils impriment à la demande. Ainsi, Philippe Ward peut parfaitement ne commander qu’un seul exemplaire à son imprimeur. Il n’a donc pas de stock et gère les commandes au jour le jour. Par Internet avec les particuliers, et il démarche lui-même les libraires. À la première impression, il prévoit de 20 à 80 exemplaires, notamment pour la diffusion auprès des services presse. Le livre est malheureusement plus cher avec ce système d’impression, mais la petite entreprise de Philippe Ward fonctionne, et ce depuis 6 ans. Le plus dur, pour les petites maisons d’éditions, c’est de se faire connaître. Mais Philippe affiche trente ans d’ancienneté dans le monde de l’imaginaire, et ça fait pas mal de contacts… Faute d’un véritable service commercial, c’est le bouche à oreille qui fonctionne.
L’état des lieux étant fait, on peut se demander si ces petites structures ont des ambitions, et comptent devenir plus importantes.
« Oui, répond Jérôme Vincent, Gallimard tremble. » Plus sérieusement, Actu SF vient de lancer une nouvelle collection, Perles d’épices, éditant des nouvelles et des novellas du domaine international.
Quant à Griffe d’encre, leur ambition est plutôt de « grandir que grossir ». Il faut améliorer la communication, rencontrer son public, mettre à profit l’expérience des années passées, et les éditions nous réservent apparemment une multitude de projets alléchants sur lesquels Magali Duez préfère rester discrète pour l’instant… Affaire à suivre !
Pour les éditions Malpertuis, qui continuent leur petit bonhomme de chemin depuis deux ans, il s’agira de traduire de vieux textes inédits (avis aux intéressés : ces messieurs ne traduisent que l’anglais et s’intéressent au fantastique allemand, italien, scandinave… Proposez-leur des traductions si vous êtes en mesure de le faire, à mon avis, ils seront intéressés !). Ils aimeraient sortir de leur petit milieu d’initiés, en améliorant la stratégie de communication, mais aussi en se tournant vers la presse régionale pour soutenir leurs projets.
Déclin de la SF, essor de la fantasy ?
Serge Lehman, Stéphane Marsan, Fabrice Colin, Lionel Davoust.
Modération : Jérôme Vincent.
De gauche à droite : Serge Lehman, Stéphane Marsan, Jérôme Vincent, Fabrice Colin, Lionel Davoust.
J’ai décidé de vous rapporter aussi ce qui a été dit dans cette passionnante conférence, qui met à plat certains enjeux de la littérature de genre à l’heure actuelle. On y apprend beaucoup de choses et la réflexion qui s’y installe laisse de quoi méditer sur les dynamises sociaux et historiques qui régissent les productions littéraires…
Stéphane Marsan, co-directeur des éditions Bragelonne, ouvre le feu. Il est certain, aujourd’hui, que la fantasy est ce qui marche le mieux, en représentant à peu près 70% des ventes dans son entreprise. La SF est en deuxième place, et le fantastique et l’horreur font un peu office d’un « troisième homme ». Mais ce phénomène n’est pas unique à la France : on constate la même chose partout dans le monde. La chose un peu étrange, c’est que les éditeurs de l’imaginaire paraissent, plus que les autres, se sentir une sorte de responsabilité envers les genres : « nous appartenons à ces genres et ces genres nous appartiennent », affirme Stéphane. Il y a donc une volonté de faire survivre les genres, en dépit des réalités du marché. Cependant, la logique est claire : la SF vend moins, donc on en publie moins, et elle est moins visible en librairie.
Cela dit, tous les genres littéraires comptent des auteurs de tête qui vendent énormément. Iain Banks, par exemple, vend à 150 000, ce qui est rare en SF. Le déclin de la SF est amorcé depuis les années 80, et on peut dire que la fantasy l’amorce à son tour aujourd’hui.
Serge Lehman, quant à lui, pense qu’il y a des périodes de déclin et de renouveau, depuis la naissance de la SF dans les années 30 aux Etats-Unis, ce qui correspond à des cycles générationnels… D’autre part, il est possible que la SF, en tant que genre, connaisse une baisse d’inspiration. Après un siècle de science-fiction, il y a un essoufflement, et peut-être qu’on a fait le tour d’une certaine manière de faire de la science-fiction. On a un rapport complexe au futur, et spéculer avec de nouvelles données, en quantité énorme : il est de plus en plus difficile de faire des prévisions, et écrire une histoire crédible dans le futur demanderait énormément de recherches.
En France, jusque dans les années 80, il n’y avait pas de fantasy, sinon dans les collections de SF. Il est possible que les lecteurs qui aimaient la SF pour son aspect dépaysant, pour les possibilités d’évasion qu’elle proposait se soient ensuite reportés sur la fantasy. Il y a peut-être ce trait commun, une émotion que l’on recherche dans les deux genres. Mais on est passé d’un label fourre-tout à une multiplications de labels, qui séparent la SF de la fantasy, et séparent ces deux genres en de multiples sous-genres. De plus, la SF aujourd’hui est peut-être devenu un genre intimidant, ambitieux et intellectuel. L’actualité d’aujourd’hui ressemble, en fait, aux scénarios de la SF des années 70, où on parlait de fin du monde. Il est possible que du coup, on n’ait plus envie de lire ce genre de livres…
Stéphane Marsan constate que c’est aussi le lectorat qui a changé. Celui de la SF et celui de la fantasy se sont dissociés. La fantasy, qui était présentée comme « le petit frère un peu simplet, mais musclé » de la SF a pris le dessus. Pourtant, le brouillage entre les deux genres continue en librairie, en dépit du fait que fantasy et SF n’attirent pas le même public… Les commerciaux ne semblent pas encore avoir compris cette dissociation.
Pour Lionel Davoust, en reprenant à son compte l’avis de l’auteur Charles Wilson, la SF s’est nuie à elle-même. Elle s’est concentrée sur de petites niches éditoriales, et un public d’initiés. De plus, la SF aujourd’hui a une image d’extrapolation scientifique, une littérature très noire et dystopique. Autrefois la science était synonyme d’espoir, aujourd’hui elle suscite surtout la méfiance. Clarke disait que toute technologie assez avancée n’est autre chose que de la magie, mais la science a perdu, semble-t-il, son « sense of wonder » qui faisait son charme et la rapprochait de ce que l’on recherche en fantasy. L’imaginaire, c’est pourtant l’envie de jouer avec les codes de la réalité, de découvrir d’autres réalités, d’aborder le réel sous un autre angle…
En tout cas, pour Lionel, s’il y a un lectorat bien distinct pour SF et fantasy, il craint de ne pas avoir du tout (ce qui est, rassurons-le, loin d’être le cas !), car il aime mélanger les deux sans trop se poser de questions.
Pour Fabrice Colin, la force de la fantasy c’est de créer un autre monde, pas forcément situé dans le passé, mais un ailleurs. Quand on regarde les films de SF qui ont fonctionné ces derniers temps, il s’agit en fin de compte beaucoup plus de fantasy : Star Wars et Avatar, par exemple, ont une structure manichéenne (au sens objectif du terme), on a des explorations de mondes inconnus, des guerres de conquête. Le fait qu’il y ait de la technologie ne suffit pas à faire de la SF. D’ailleurs, en jeunesse, beaucoup d’éditeurs ne font pas la différence. La SF a désormais une inscription beaucoup plus forte en littérature générale.
Pour clore cette conférence, il faut aussi signaler un genre bien particulier qui connaît un essor fulgurant, effet de mode ou non : la bit litt, qu’on pourrait qualifier de « supernatural porn ». Reste à voir si le fait qu’elle constitue désormais une catégorie marketing en fait véritablement un genre littéraire… Mais ceci est un autre débat (auquel, par ailleurs, vous êtes conviés à discuter sur le forum !)
Génération Bragelonne.
Stéphane Marsan, Anne Guéro, Jacqueline Carey, Laurent Genefort, Henry Loevenbruck, Pierre Pevel, Eric Wietzel, Ange.
Modération : Jean-Claude Vantroyen.
Stéphane Marsan, Jean-Claude Vantroyen, Ange, Jacqueline Carrey, Lionel Davoust

Laurent Genefort, Eric Wietzel, Pierre Pevel, Henri Loevenbruck
Pour ceux qui aiment les collections Bragelonne, voici un petit point sur cette maison d’éditions qui a réussi à importer la fantasy en France, et est devenu le plus gros des éditeurs de l’imaginaire.
Ce sont les dix ans de Bragelonne ! Il s’agit d’une société de 6 associés, dirigée par Alain Névant et Stéphane Marsan. Marsan choisit les livres à publier, Névant « fait en sorte que la société ne dépose pas le bilan ». Bragelonne est une maison d’éditions qui a réussi à réaliser les rêves de ses fondateurs, tout en prenant en compte les réalités du marché. A la base, il n’y avait aucun calcul commercial, il y avait beaucoup à faire dans le domaine de la fantasy, et c’est par passion pour ce genre que les fondateurs se sont lancés dans l’aventure.
Notez qu’en ce moment se déroule l’opération 10 ans-10livres-10euros : ce sont les dix premières parutions de Bragelonne, rééditées pour la modique somme de dix euros !
Ce qui fait la singularité des éditions Bragelonne, c’est aussi leur visuel. C’est à David Hogat, le directeur artistique, qu’on doit le design des couvertures. Même si le choix des illustrations manque selon moi parfois de goût, on peut reconnaître beaucoup de très belles couvertures.
A ce jour, Bragelonne compte environ six cents titres pour à peu près 120 auteurs, le tout pour 10 millions d’euros de chiffre d’affaire. Ce qui en fait le 58ème éditeur français. En tout cas, c’est l’un des rares éditeurs capables de fidéliser un lectorat : d’habitude, les lecteurs achètent des livres d’un même auteur, non pas d’une même maison d’éditions.
En projet : organiser la première convention de fantasy française ! Tout avait commencé à Birmingham, où se tient une grande convention anglaise. Alain Névant y a emmené Marsan, s’est assis au bar et a proposé sa tournée : et les voilà entourés de gros éditeurs et d’auteurs qu’ils adulaient. Voici la magie des conventions pour eux, qu’ils voudraient reproduire en France. Mais ils ont déjà tout de même réussi à créer une véritable communauté en France, avec un site, un forum et un club qui organise des piques-niques (vous avez le droit de rire).
C’est également l’un des membres de Bragelonne, Henry Loevenbruck, qui a fondé les mercredis de la SF, et le site internet. Vous pouvez retrouver les mercredis de la SF dans pas mal de librairies spécialisées en France. Renseignez-vous pour voir si ça se passe près de chez vous !
En Suisse, il y a des banques… mais aussi d’excellentes anthologies de science-fiction !
Lucas Moreno, Anthony Wallat, Sébastien Cevey, François Rouiller, Jean-François Thomas, Sylvain Demierre, Laurence Sahner, Daniel Alhadeff, Vincent Gessler.

Lucas Moreno, Vincent Gessler, Anthony Vallat, Jean-Claude Vantroyen, Jean-François Thomas, Sébastien Cevey, François Rouiller
Daniel Alhadeff, Sylvain Demierre, Laurence Sahner
Il se passe des choses intéressantes dans la collection « Dimension » des éditions Rivières Blanches. Il s’agit d’une collection d’anthologies de nouvelles de science-fiction par aires géographiques. En l’occurrence, c’est la Suisse qui est à l’honneur, mais il faut noter d’autres parutions : Dimension Espagne et Dimension Latino, à l’initiative de l’écrivaine, anthologiste et traductrice Sylvie Miller.
En tout cas, je parie que vous n’avez jamais entendu parler de science-fiction suisse. C’est donc le moment de découvrir ce projet intéressant nourri par une petite communauté très sympathique de passionnés.
Sans Jean-François Thomas, la SF en Suisse ne serait pas ce qu’elle est. Il est le fondateur de la Maison d’Ailleurs, un musée consacré à la science-fiction ! Ce n’est pas tous les jours qu’on voit ça. Il est aussi l’auteur d’une anthologie historique sur la science-fiction suisse, c’est donc l’un des acteurs de la vie science-fictive suisse. C’est le spécialiste incontesté de la SF romande, et il est présent dans cette anthologie confectionnée par Vincent Gessler, auteur du tout nouveau roman Cygnis, et de Anthony Vallat, nouvelliste et professeur de français.
En Suisse, il existe une véritable communauté autour de la science-fiction, centralisée par la Maison d’Ailleurs. Avec le groupe d’écriture auquel participent la plupart des auteurs publiés dans l’anthologie, et les réunions autour des mercredi de la science-fiction, ce sont des amis et des passionnés qui ont construit cette anthologie qui est, selon Sébastien Cevey, l’aboutissement d’un effort collectif. Ce groupe d’écriture, le CREP, a la particularité de demander à ses membres de produire un certain nombre de pages dans un temps limité. Grâce à la rigueur et à la persévérance des participants, ils sont tous aujourd’hui publiés. Comme quoi, nous l’avons toujours dit, travailler l’écriture, et qui plus est en partageant, en critiquant et en étant critiqué, cela fait énormément progresser ! Il faut aussi évoquer Utopod, pour ceux qui ne connaissent pas encore ce podcast à l’initiative de Lucas Moreno, qui diffuse des lectures de nouvelles de fantasy et de science-fiction deux fois par mois (www.utopod.com). Sylvain Demierre, qui a illustré l’anthologie, participe à l’émission en lisant les textes et s’occupe du son. Vous voyez donc bien que la Suisse romande déborde d’activités science-fictives et tout simplement créatives, ce qui mérite en soi qu’on les salue !
Je n’ai pas eu l’occasion de lire ce recueil, mais j’espère pouvoir bientôt le faire, car je suis à peu près certaine d’y trouver des nouvelles talentueuses et intéressantes.

