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Le premier roman de Lionel connaît un beau succès : il est déjà en réimpression ! Et pour cause, voilà un livre de qualité qui fait plaisir à lire, parce que l’écriture est précise, intelligente, efficace, et que le contenu non seulement est intéressant, mais aussi poignant.
L’univers dans lequel se déroule l’histoire est une pure création de l’auteur, ce qui lui donne tout son charme et son intérêt. On est projeté dans un cadre intemporel, qu’on ne peut faire correspondre avec un moment historique et qui tient aussi bien de notre passé que de la spéculation sur l’avenir. Il y a des combats, de l’héroïsme, mais, à la manière d’un David Gemmell, Lionel Davoust s’intéresse surtout à quelques individus choisis dans la bataille, ou parce qu’ils ont un rôle prépondérant dans le déroulement du scénario. C’est donc à travers leurs yeux qu’on assiste à des combats spectaculaires, et qu’on ressent particulièrement bien l’angoisse et l’adrénaline qui les immobilise ou les pousse à l’action. Je pense que c’est aussi cela, la spécificité de ce livre : on est au coeur des événements, et on est pris dans leur confusion et leur énormité, un peu comme dans La Brèche, ce roman de Christophe Lambert qui nous fait revivre le débarquement. Il faut donc vous attendre à lire d’une traite ce roman passionnant qui vous fera vivre une superbe aventure. Et au-delà de la pure aventure, nous assistons dans ce livre à un double combat : physique et mental. Et l’ambiguité est sans doute le maître mot de cette habile narration : tout le long du livre, on sera sur le fil, incertain quant à l’issu, et perplexe quant à déterminer quelles sont les victoires et les échecs, car les faux-semblants perturberont notre vision du monde en même temps que celle des personnages…
Entre ton métier de traducteur, les cours que tu donnes à l’université d’Angers, les nouvelles pour diverses anthologies, comment s’est passé la rédaction de La Volonté du dragon ? Est-ce que ça a été long ?
Ça s’est passé… de façon compliquée ! Non pas à cause des projets parallèles, je fonctionne de manière très séquentielle autant que possible, terminant un chantier avant d’attaquer le suivant. Mais parce que deux semaines avant de rendre le livre, je me suis aperçu que j’étais parti dans une direction complètement erronée. Les personnages enchaînaient obligeamment les étapes prévues par le scénario, pourtant, ils ne servaient pas convenablement l’histoire et celle-ci ne les portait pas : en un sens, je me suis rendu compte que je n’étais pas en train d’écrire le roman que je voulais. J’en ai donc réécrit plus de la moitié quinze jours avant de le remettre aux éditions Critic, changeant l’optique de certains personnages, en sabrant carrément d’autres, refondant des scènes entières jusqu’à pouvoir déclarer que j’avais été fidèle à mes intentions autant que possible.
Pour la durée à proprement parler, ce fut assez rapide – je dirais deux mois. Mais il faut voir que j’ai eu l’idée de ce récit un an avant de commencer à l’écrire vraiment et que j’avais déjà pas mal de notes préparatoires (sans compter que j’accumule régulièrement les éléments de décor sur Évanégyre, le monde où se déroule le livre, depuis bientôt dix ans).
Aux Imaginales, tu as déclaré te trouver entre la fantasy la SF. Quelles sont tes influences ? Qu’est-ce qui te plaît dans chacun de ces genres, et que penses-tu que le mélange peut apporter à ton histoire ?
En fait, j’ai des lectures nobles et des lectures coupables. Pour le côté noble : j’adore tout ce qui joue avec les codes de la réalité pour en tirer quelque chose de fondamental sur le monde, voire de mystique, mais sans se prendre au sérieux. (Ce goût se retrouve d’ailleurs dans les nouvelles de L’Importance de ton regard.) J’erre donc dans des eaux troubles, à cheval sur les frontières : j’aime des auteurs d’imaginaire à la fois bâtisseurs d’univers et d’idées comme Van Vogt, Zelazny, Lovecraft ou Sheckley, des surréalistes comme Vian, mais aussi des penseurs comme Nietzsche, Jung ou Castaneda.
Le côté coupable, c’est que je suis affreusement bon public (une vraie midinette) avec toutes les histoires qui savent parler à mon cœur ou qui sont juste débiles. J’adore les anime japonais, les séries télé, les jeux vidéo, cette fantasy tristement méprisée parce que dite « ultra-commerciale », les licences… Moi, dès que ça me fait rêver, qu’on me montre de jolies images avec des êtres tragiquement humains, je marche. J’aime les belles histoires. Point.
Par conséquent, je ne réfléchis donc absolument pas en termes de genre, du moins pas a priori, mais en termes d’envie. Je trouve d’ailleurs l’obsession actuelle pour la classification en sous-genres assez vaine et surtout très étouffante. Ce qui compte pour moi, c’est le regard qu’on porte sur le monde : littérature « mimétique » (qui reflète la réalité, donc la littérature générale) ou bien « non-mimétique » (qui s’en écarte volontairement, l’imaginaire). Tout ce que je sais, c’est que je suis un « non-mimétique », parce que c’est de toute façon mon mode de fonctionnement au quotidien. Si j’ai envie de raconter telle histoire, d’aller dans telle direction, alors je m’efforce de rendre le rêve possible de façon vraisemblable et claire, mais ça peut être par la science, la magie, une rencontre des deux, ou juste parce que c’est comme ça que ça marche dans ce monde-là.
Je ne sais donc pas vraiment ce que le mélange fantasy / SF peut apporter de spécifique à mon récit – ce n’est pas un calcul –, sinon la ferme conviction qu’on fait sortir des choses intéressantes et peut-être nouvelles quand on fait se rencontrer des éléments a priori étrangers. Et puis, j’adore jouer à ça.
La réflexion présente dans La Volonté du dragon, autour de la notion de prédestination notamment, reflète-t-elle un questionnement personnel ?
La prédestination joue un rôle fondamental dans tout l’univers d’Évanégyre, mais c’est surtout une facette de causes plus profondes : le rouleau compresseur de l’histoire et la fonction de la mémoire collective. À titre personnel, je ne crois absolument pas au destin, en revanche, je pense que nous sommes le jouet de beaucoup de choses que nous ignorons sur nous-mêmes, ou dont nous nous convainquons à force de rationalisations et de pressions sociales, et dont nous sommes, à terme, les victimes. Qui sait quels meilleurs choix, pour nous, nous pourrions faire si nous en étions conscients ? (Mais quelle humanité serions-nous alors ?)
La recherche de cette identité véritable et le but qu’elle cache, à savoir se battre pour s’approprier toujours davantage de liberté, est, là, un questionnement et même une obsession clairement personnelle, oui.
Comment est né l’univers d’Evanégyre ? Est-ce un rêve de jeunesse ?
La planète Évanégyre est née il y a une dizaine d’années. Elle est surtout venue d’une envie, celle de créer mon propre bac à sable où je raconterais de grandes histoires épiques qui pourraient peut-être susciter chez d’autres le vertige que j’ai adoré ressentir moi-même en tant que lecteur. C’est aussi un jeu immense et absolument passionnant. J’y mets ce que j’aime – des machines magiques, des dragons – et je réfléchis à la façon de faire fonctionner tout cela de manière cohérente. Comme je le disais plus haut, il se passe des choses intéressantes quand on fait se rencontrer des éléments a priori étrangers. D’autre part, ce monde me permet de pratiquer les divertissements uniques de l’imaginaire : créer des langues, des géographies, des civilisations, et trouver comment faire marcher tout ça ensemble. Parfois, ce jeu est utile – un détail peut servir d’accroche à une histoire entière, une tournure de langue peut m’expliquer la véritable culture d’une peuplade –, parfois non, mais peu importe : je m’amuse et je pioche au détour de mes notes les histoires qui me semblent dignes d’être racontées. Justement, je m’efforce de ne jamais perdre de vue que je suis là pour raconter une histoire, pas pour bassiner le lecteur avec des pages et des pages de background : je n’en mettrai jamais plus qu’il n’est nécessaire pour le récit en question.
Je tiens aussi à ce que les ensembles narratifs soient parfaitement indépendants les uns des autres, et c’est une deuxième composante fondatrice de ce monde. Il y a assez de séries fleuve de fantasy sur le marché et je ne vois pas ce que je pourrais apporter de plus. Je veux qu’on puisse attaquer cet univers par n’importe quel bout, par n’importe quelle période, passer un bon moment, et éventuellement, si on le souhaite, en rester là. Après, des éléments se répondent d’une histoire à l’autre, des questions plus vastes sur la trame apparaissent au fur et à mesure, mais c’est une sorte de « valeur ajoutée », quand on commence à accumuler les points de vue différents, quand la grande histoire se dégage de la petite. C’est un côté ludique supplémentaire et une façon de remercier les lecteurs de leur fidélité – tout en leur assurant que ces questions cachées auront toutes des réponses.
La Volonté du Dragon a du être réimprimée ! J’imagine que ce doit être grisant. As-tu l’impression d’avoir beaucoup progressé depuis tes premières nouvelles ? Quel regard as-tu sur ton parcours ?
C’est incroyable que le roman ait été réimprimé moins de trois mois après sa sortie ! Je tiens d’ailleurs à remercier tous les lecteurs qui ont bien voulu me faire confiance et pour toutes les chroniques que j’ai pu lire et recevoir, c’est fantastique et émouvant de voir que la critique la plus fréquente formulée à l’encontre du récit est « C’est trop court ! On en veut plus ! » C’est très encourageant pour continuer à parler de ce monde et d’en livrer tous les secrets.
J’ai justement relu en profondeur presque tous mes textes écrits depuis une petite dizaine d’années pour L’Importance de ton regard et c’était une expérience curieuse. J’ai été assez étonné de constater à quel point ça partait dans tous les sens, SF, fantasy, fantastique, bizarre, même un peu de littérature générale, et j’avoue que j’en suis fier. Mon souhait le plus cher est que mon lecteur soit toujours surpris par ce qu’il va trouver chez moi, tout en ayant l’assurance de découvrir un récit convenablement ficelé, qui ne triche pas, fonctionne et ressemble à mes envies.
J’ai forcément progressé depuis dix ans, mais surtout parce que j’ai élargi mes horizons, je pense, et que j’ai étoffé ma boîte à outils, ce qui me permet de faire davantage de choses et de puiser dans une plus grande diversité de techniques pour atteindre mes objectifs. Je veux toujours écrire des textes qui vont m’apprendre quelque chose, mais je m’efforce aussi de reconnaître ceux que je suis capable de faire à un moment donné et ceux pour lesquels je n’ai pas (encore) la compétence. D’après les premiers avis sur L’Importance, de vieilles nouvelles comme « Tuning Jack » passent toujours aussi bien auprès de nouveaux lecteurs, et là aussi, j’en suis très heureux et fier. Or, je pense pouvoir dire que si je devais l’écrire aujourd’hui, je crois qu’il serait assez proche de ce qu’il était à l’époque. En revanche, je n’aurais pas su construire « L’Importance de ton regard » ni « L’Île close » en 2003, il m’a fallu progresser sur toute une série de fronts pour cela, écrire un certain nombre d’autres choses d’abord. Bref, j’ai appris à viser plus précisément ma cible, évidemment, mais j’ajoute surtout des cordes à mon arc.
Merci pour ton temps et très bonne continuation de la part de toute l’association.
Grand merci à vous pour vos excellentes questions et je veux en profiter pour vous dire un grand bravo pour votre travail au sein des Chemins de Traverse : on ne voit pas souvent des associations adopter votre approche très pro et technique de l’écriture !
Voici le premier opus des aventures de Tiric Sherna, une sorte de Conan débordant d’humour. Un livre surprenant par sa rapidité. Tout est rebondissements, coups de théâtres, duels, embuscades, espionnages, voyages périlleux… A vrai dire, il est impossible de s’ennuyer une seule seconde. Car cette narration chargée en péripéties ne fait pas d’erreurs et nous emmène là où elle le veut sans qu’on ne se rebelle face à l’invraisemblance ou l’incohérence de sa démarche. On y croit, on s’amuse, et on savoure l’écriture énergique, gouailleuse et inventive de l’auteur, qui paraît avoir pris beaucoup de plaisir à écrire ce livre. Du coup, nous aussi !
Cela dit, la fin annonce un changement de ton radical et nous surprend presque complètement. Vivement la suite !
Tout semble aller de mieux en mieux et de plus en plus vite pour toi ! Mais pourrais-tu te présenter à nos visiteurs, afin de mieux connaître ton parcours ?
Dans la vraie vie, je m’appelle Xavier, j’ai 34 ans. J’écris depuis tout petit. J’ai commencé à plonger dans des univers imaginaires personnels vers 12 ans, grâce à une prof de Français, madame Bédouet, quand j’étais au collège St-Louis de Plouaret (Côtes-d’Armor) en sixième il y a maintenant très longtemps. On dira que, depuis, je n’ai jamais arrêté, même s’il y a des périodes d’écriture plus intenses que d’autres. J’ai publié ma première nouvelle (Solène) en 1994, et je remercie la Solène qui me l’a inspirée (rires). C’était dans le fanzine Dragon & Microchips, dirigé de main de fer par l’excellent Philippe Marlin. Ensuite, eh bien, ça c’est enchaîné petit à petit. Diverses nouvelles ici et là, première nouvelle professionnelle dans l’anthologie Rêves d’Absinthe (dirigée par Philippe Marlin again) en 1999 je crois. Puis premier roman en 2005 chez Rivière Blanche, collection hommage au Fleuve Noir des années 70, A comme Alone, publié sous la houlette de mon mentor, encore un Philippe, mais Ward ce coup-ci. A comme Alone et sa suite Alone contre Alone sont des post-apocaplytiques échevelés, naviguant dans les eaux troubles de l’action, du suspense, de l’humour, et de la référence, écrits avec une plume voulue gouailleuse, un peu façon San Antonio, mais assez mimétique de celle de Julia Verlanger, l’auteur de la célèbre trilogie de L’Autoroute Sauvage. Mes deux romans en sont un hommage direct. Et puis, en 2009, j’ai publié mon troisième roman aux éditions Critic : Le sabre de sang, histoire de Tiric Sherna. Il s’agit du premier tome d’un diptyque dont la suite paraîtra en mars 2011, si tout va bien. C’est-à-dire, si je l’ai fini dans les temps ! Entretemps, sera paru chez Rivière Blanche un space-opera intitulé La Guerre des Chiffonneurs, en septembre 2010.
Le Sabre de Sang est un roman qui m’a évoqué la littérature pulp des années 30s aux Etats-Unis. Qualifierais-tu ton roman comme un pastiche ?
De toute façon, je suis totalement imprégné de cette culture pulp. Quoi que j’en dise, je suis forcément, dans mon écriture, dépendant de cette culture. Quand j’étais plus jeune, j’ai lu beaucoup de Howard (Conan, Kull), du Lovecraft, du Leiber, et des choses encore plus anciennes, par conséquent j’imagine que l’on retrouve des traces de tout cela dans mes livres, et notamment dans le Sabre de Sang. De là à parler de pastiche… non. Le sabre de sang n’est pas un pastiche. Je ne l’ai pas pensé ainsi (contrairement à ma précédente série). J’ai eu des inspirations conscientes (Vance, Verlanger) ou inconscientes (Howard, la série télé V), ça oui. Cela dit, j’admets sans honte et même avec une certaine fierté qu’il s’agit de littérature populaire pure et dure, d’un roman de distraction qui me permet aussi, de temps en temps, de poser quelques réflexions qui m’intéressent. Mais l’action, l’immersion dans un monde imaginaire avec des personnages forts, reste ma priorité, et le moteur du récit.
C’est un livre très riche en action et en rebondissements, et on dirait que tu as pris beaucoup de plaisir à l’écrire. Est-ce le cas ? Y a-t-il eu des moments difficiles ?
Si j’écris, c’est avant tout parce que j’y prends du plaisir. S’il n’y avait pas de plaisir dans l’acte d’écriture, ça ne m’intéresserait pas. Certains écrivains sont connus pour avoir détesté écrire, Fredric Brown par exemple, mais moi qui suis un grand sensible à l’affect, j’écris parce que mon corps et mon esprit me le dictent. Je suis obligé d’écrire tout comme je suis obligé d’avoir des jambes pour marcher. Après, oui, il y a des moments difficiles, il faut que l’envie soit là pour que j’écrive, et parfois elle me quitte. Je sais, par contre, qu’elle finit toujours par revenir de ses vacances.
Ce roman penche plus vers la fantasy que la science-fiction. Est-ce la première fois que tu fais une incursion dans ce genre ? Qu’est-ce qui t’en a donné l’envie ?
Pour tout dire, j’avais déjà écrit un roman de fantasy dont le sort funeste est lié à une boîte de Pépitos, mais bon, c’était pas génial, et finalement je préfère que ce texte ne soit jamais diffusé… Sinon, oui, quelques incursions pour des nouvelles, mais des nouvelles qui glissent plus vers la fantasy urbaine, l’interstitiel, comme celle parue récemment dans l’anthologie Flammagories (aux éditions Argemmios) : Sumus Vicinæ. Je vous invite d’ailleurs, chers lecteurs, à découvrir cette magnifique anthologie !
En ce qui concerne l’envie d’écrire de la fantasy, elle a toujours été là, au même titre que mon envie d’écrire de la SF ou du fantastique. C’est du pareil au même. Quand j’étais gamin, les collections de SF mélangeaient allègrement SF et Fantasy, je n’ai donc jamais réellement fait une différence entre les deux genres. Pour moi, c’est la même tambouille, celle que je lis et écris.
Pourrait-on avoir de toutes petites révélations de rien du tout sur le second opus du Sabre de Sang, mmh ?
Bouchez vous les yeux et fermez les oreilles, gros spoilers inside : Le sabre de sang 2, c’est le retour des morts-vivants ! Enfin, au moins d’un : Kardelj. L’action va se dérouler plusieurs années après les événements du premier. Sous l’influence du sabre, Tiric n’est plus le même, et ses désirs de reconquête ont été en partie assouvis. Quant à Kardelj, un événement, dont je ne dirai rien, lui a fait renoncer à sa vengeance. Mais il ne faudrait pas grand chose pour le remettre sur le sentier de la guerre, car il a toujours en lui une cicatrice impossible à refermer et que seule la mort de Tiric pourrait apaiser… on y rencontrera évidemment plein de nouveaux personnages intéressants, comme celui que l’on nomme « Le Masque », un personnage ami de Kardelj, acteur de théâtre de rue, dont personne n’a jamais vu le vrai visage parce que depuis sa naissance il porte un masque qui correspond au « rôle de sa vie ». En tous cas, il y aura plein de nouveaux rebondissements, jusqu’à la fin, voilà !
Merci beaucoup et tous nos encouragements pour la suite, qui paraît riche en promesses.
On espère ! Merci à toi et longue vie à votre association !
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